15 février 2006

Gestalt

L'image disparait, Salvador Dali, 1938.

Si pour Freud, le sentiment de la beauté nous est donné par ces «clichés» chargés de guider notre œil vers les qualités de l'objet sexuel que nous trouvons excitantes. Pour d'autres il semble dater du temps de cette identification primordiale à l'image spéculaire, ce double idéal que nous ne pouvons ébaucher que maladroitement dans une plastique imparfaite. Il s'agit bien encore d'une Gestalt, comme nous l'avons souligné, dont les conséquences «s'inscrivent dans un ordre d'identification homéomorphique qu'envelopperait la question du sens de la beauté comme formative et comme érogène (Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je).
Nous sommes loin maintenant de la question de l'objectivité du sentiment esthétique, ainsi amorcé le retour aux sources imaginaires.
Nous avons vu que le mélancolique, victime de l'oubli ou de l'indifférence d'un regard, part à la recherche de ses propres traits qu'il croit retrouver chez les autres ; et le récit de sa maladie décrit les souffrances de cette quête suspendue au bon-vouloir d'autrui dans l'espoir d'une gratuité des sentiments qui n'est pas de mise dans la réalité.
Le drame du mélancolique, c'est le vulgaire compris comme l'impossibilité où se trouve le sujet d'extraire une masse informe des traits ou des contours précis.